Le meilleur remède contre le stress : de laboratoire ou de la nature ?


L'utilisation de sédatifs, de calmants et d'antidépresseurs synthétiques est alarmante depuis des années. Aux États-Unis, par exemple, il y a eu plus de 80 millions de prescriptions de benzodiazépines (tranquillisants) au cours de l'année écoulée. En Belgique et aux Pays-Bas également, les tranquillisants comptent depuis des années parmi les drogues les plus couramment ingérées. Et leur utilisation ne cesse de croître. 

Pour certains, c'est une nécessité, mais la plupart d'entre eux n'auraient jamais dû commencer. La prise de tranquillisants synthétiques peut créer une dépendance à long terme. Souvent, il faut augmenter la dose pour maintenir le même effet. De plus, ces drogues ne contribuent pas vraiment à résoudre les causes des tensions. 

Mes expériences avec les tranquillisants naturels - par exemple à base de valériane, de mélisse, de lavande, de ginseng, de passiflore - sont plus positives. Correctement appliqués, ils fonctionnent en toute sécurité et sont respectueux du corps. Sans effets secondaires et non toxicomanogènes. Un autre grand avantage est que ces remèdes à base de plantes agissent de manière très spécifique. Ils peuvent éliminer les symptômes typiques du stress, ce qui n'est généralement pas possible avec les drogues de synthèse. 

 

Différentes réactions au stress

Les gens peuvent réagir au stress de manières très différentes. Cela est souvent lié à un déséquilibre du système nerveux autonome. Elle se compose de deux grandes parties : la partie orthosympathique (en gros, la partie du système qui nous permet de réagir) et la partie parasympathique (qui s'occupe du contrôle de la digestion et de l'apaisement). 

Une personne chez qui la partie orthosympathique du système prédomine, réagit généralement de manière agitée, violente et émotionnelle dans une situation de stress. On observe des bouffées de chaleur, un réchauffement, de la constipation et une faible miction. Lorsque le parasympathique a le dessus, le stress s'accompagne souvent de sentiments dépressifs, de fatigue, d'oubli, de froid et d'une tendance à se retirer du problème. Ce qui est particulier, c'est que certaines plantes peuvent ajuster l'équilibre entre ces deux systèmes. Ils peuvent stimuler ou ralentir le fonctionnement de l'un des deux systèmes. De cette façon, le problème sous-jacent peut être abordé de manière très spécifique, avec des résultats particuliers. Le thymus vulgaris, par exemple, peut avoir un effet inhibiteur sur le parasympathique. Et Passiflora incarnata, par exemple, a des propriétés sympathicolytiques. C'est un merveilleux exemple de médecine naturelle : l'utilisation d'agents naturels à action douce pour rétablir un équilibre perturbé dans le corps... 
Bien sûr, il est logique de s'intéresser d'abord aux problèmes de cause et à tous les facteurs de stress qui contribuent à l'augmentation du stress.